le pourquoi du comment de ce blog
En voilà une bonne question que je me pose. Oui, souvent je me parle à moi-même et m'interroge sur mes choix. Esprit critique, je m'observe et décortique les faits accomplis.De multiples raisons font qu'aujourd'hui ce blog existe. Fière de mes nouvelles créations, je souhaitais leur offir une galerie virtuelle. La première question posée, blog ou site? J'ai opté pour le premier étant une bille dans l'art du codage et de la feuille de style. J'apprends ainsi les rudiments de la mise en ligne.
A la création de mon espace, tout de suite j'ai été impressionnée du boulot de compréhension et de réalisation que cela allait me demander. Il me fallait personnaliser le tout pour m'approprier cet endroit comme un petit coin tranquille et agréable à rester. Plutôt que de me concentrer sur le but premier d'une exposition virtuelle, j'ai perdu du temps à tenter d'organiser l'environnement à ma sauce. Tout ceci prend des heures de recherches à farfouiller le net à la découverte d'originalités applicables à mon cas.
Plutôt découragée, je me suis rendue à l'évidence que je prenait le problème à l'envers. L'esthétisme si cher à mon envie du différent passera après, d'abord mettre en ligne mes toiles.
Ahhh mes petits tableaux ... Cette envie de laisser oeuvrer mes doigts sans autre contrainte que la faisabilité m'a suprise du résultat. Ces peintures n'en sont pas vraiment. Les couleurs appliquées sont du papier froissé et collé. A la façon des vitraux, les détails sont cernés de peinture en volume. De même, les décorations qui ponctuent l'ensemble sont basées sur la même technique. Capter la lumière par l'ajout de paillettes ou de matériaux brillants confirme ma fascination enfantine de l'étincelant et j'assume cette tendance kitsch et naïve avec aplomb.
J'ai toujours créé des trucs et des bidules, souvent détourné les objets de leur fonction première. Mon sponsor principal étant la poubelle, je n'ai aucun scrupule à farfouiller son antre à la recherche de l'objet coup de coeur. Tel un petit trésor, je le ramène sous le bras pour lui prodiquer toilette et nouveau look. Voilà donc une autre rubrique à présenter, c'est mon côté 'décroissance' ou le jeu du jeter n'est pas jouer.
J'ai déjà présenté l'origine du nom du blog. Je reviens juste sur les mandalas et les attrapes-rêves. Deux concepts, deux rencontres, deux mondes différents et pourtant si ressemblants. Mes toiles sont issues de ce mélange de genre. La variation autour d'un cercle a interpelé mon cerveau créatif à la recherche de nouveautés. Ces croisements auront également leur place particulière dans cet espace et feront l'objet d'un article à part entière.
L'originalité de trouvailles glânées sur le net prennent place tout naturellement ici. Des esprits créateurs de partout dans le monde méritent qu'on si attarde quelque peu. Je n'ai pas de définition de l'art particulière sauf quand l'oeuvre et son artiste m'interpellent. Le message est le plus souvent visuel et chatouille mon esprit curieux. Intrigant, décalé ou excentrique mais toujours de bon goût, à mon goût. Je laisse tomber ce qui me semble glauque. Par exemple un photographe qui met en scène des mouches mortes ou des animaux découpés, tout ce qui écorche ma sensibilité même si la prouesse artistique est incontestable.
Je me suis dit comme ça qu'après tout ici, c'est mon espace de liberté. Je suis honorée que des gens viennent me rendre visite et embrassent du regard ce qui me plaît d'abord. La récompense passe aussi par les commentaires que j'apprécie à leur juste valeur.C'est également par choix que je ne souhaite à aucun moment faire l'écho des nouvelles déprimantes. Les journaux et autres médias sont suffisamment nombreux pour relayer les nombreuses désinformations. Le monde tel qu'il est aujourd'hui est à l'inverse de ce que je m'imaginais petite fille. Désenchantée, je traîne mes baskets à l'affut des moments rares de partage et d'évasion. Je suis consciente des peurs et des angoisses quodiennes de tout à chacun, véhiculées à travers la petite lucarne cathodique. Cela des années que j'ai fait le choix de ne plus me laisser hypnotiser par la boîte à coucou.

Mon sort n'est pas plus enviable que n'importe qui. Alors que je suis sensée être dans une tranche d'âge où la position sociale et professionnelle est censée être confortable, il en est tout autrement. Au chômage depuis des mois, après un licenciement tendencieux, je me cherche encore. Je me suis précipitée à créer mon activité pour me jeter dans la gueule d'une louve sans scrupule. Dépouillée rapidement de mes économies, mon projet est vite tombé à l'eau. N'ayant plus rien d'autre que la réflexion, il me fallait trouver l'orientation adéquate sur laquelle axer ma motivation. Ne pas se laisser engloutir par la désespérance sur ma personne, les profiteurs de tout poil et une justice indolente.
Après moultes tentatives infructueuses, un espoir se profile dans un horizon qui me semble si lointain, retourner à l'école .... Mes 20 ans de carrière sont basés sur l'informatique et ses dérivés. Aujourd'hui je souhaite m'occuper dans gens dans la souffrance et plus particulièrement des personnes handicapées. Apporter détente, animation, loisir et bien être à ceux cloués dans leur lit ou leur fauteuil, par accident ou de naissance. Mais pour cela, la motivation et la détermination ne suffisent pas. L'oportunité d'une formation en contrat de professionnalisation m'ouvre la voie pour apprendre les gestes essentiels d'une aide médico psychologique compétente. Environ deux ans d'alternance entre école et établissement payés au minimum vital.Cette formation débutera soit en novembre, soit en janvier. J'ai posté ma candidature à un maximum d'endroits sans avoir reçu aucun courrier en retour. J'ai pourtant soigné ma lettre de motivation et refais mon cv en conséquence. Je suis suspendue au dessus d'un temps qui m'est compté, celui du droit au chômage qui n'est pas éternel, identique pour tout le monde, qu'on ait travaillé 20 ans ou 6 mois.
Un de ceux qui m'aide à ne pas sombrer vers des pensées encore plus noires est mon jardin potager. Mon meilleur psy c'est lui. Retourner la terre, aménager à ma manière, apprendre l'humilité et la patience, depuis plus d'un an il m'accompagne vers une sérénité toute relative. C'est une chance que j'ai pu louer ce petit bout de bonheur et de découverte et nourricier à ses heures. J'y découvre la simplicité magique de la vie : graine, terre, eau sans ajouter d'artifice chimique. Le plaisir du partage des récoltes avec tous ceux que j'aime donne du sens à ma vie.
Et d'en conclure ainsi : il est ma petite graine que je sème dans l'incommensurable champs que constitue le net. A moi de faire en sorte qu'il en germe quelque chose sans me préoccuper des statistiques analysées par des robots et qui peuvent être décourageantes.
Se faire d'abord plaisir, me faire plaisir comme une ballade sur la plage où je ramasserai coquillages, cailloux et bois flottés pour les mettre dans ma boîte à souvenirs.
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