à la conquête de l'orvet
Il faut tout de même que je te compte l'anecdote
En cherchant un tuteur dans mon tas de bois, j'en repère un d'un bon diamètre. Je vais m'en saisir lorsque le voilà qui s'anime et rampe sous la haie. Cri de surprise, je fais un bond en arrière. Forcément, mon cerveau instinctif a réagi. Je me concentre sur le fugitif et m'apperçois que c'est un orvet. Je suis honorée de sa présence que je sais rare et timide.
Je cours chercher l'appareil pour immortaliser la rencontre. Mais voilà, il ne m'a pas attendue. Je le cherche, je retourne les fagots, je glisse un oeil sous la haie et ... rien. Je soulève un vieux sac poubelle contenant du fumier et là, magie, magie, non pas un mais deux orvets lovés au sol. Vite, vite, un cliché (un peu flou) avant leur disparition.
Je n'aurai pas leurs têtes déjà plongées dans la galerie menant à leur cachette.
Quel mystère que cet animal. Pour ceux qui crieraient au serpent et bien non, c'est un lézard qui a perdu ses pattes. Nan mais rends-toi compte que c'est le seul lézard apode d'Europe. Il a la faculté de laisser un bout de queue en souvenir à leur prédateur. Il possède des paupières mobiles et cache son tympan sous ses écailles. (wiki)
Cet tortillard pacifique et innofensif peut vivre jusqu'à 30 ans et les tas de compost, carton ou plastique lui procurent chaleur et humidité.
J'en ai du bon monde qui habite mon petit lopin comme Mimi la souris et Merlin le rouge-gorge. Ah ? je t'ai pas raconté? Une prochaine fois alors.
