Paul-Antoine Pichard : mines d'ordures
Je suis allée au vernissage qui donne le coup d'envoi de l'expo du photographe Paul-Antoine Pichard. Elle se déroulera au Carreau de Cergy du 6 février au 3 mars soutenue par l'association Shooting Gang et la ville de Cergy. Je vous propose cette visite sous le signe de mon regard personnel. Faire des photos de photos n'était pas mon but. Je tente de vous montrer une ambiance telle que je l'ai captée.

Cet artiste revient au Carreau de Cergy pour un deuxième accrochage de ses photos prises un peu partout dans le monde où les décharges sont un lieu de survie pour une population dans la plus grande pauvreté.

«Artiste engagé», c'est ainsi que Paul-Antoine Pichard se définit. Il se dévoue à une mission photographique laissant deviner des odeurs fauves, d'inhumaines injustices campées sur un monticule de déchets. «Je suis né du bon côté de la planète. J'ai une sensibilité bouddhiste mêlée d'une culpabilité chrétienne. Et toute cette horreur donne un sens à ma vie. J'ai trouvé là une souffrance plus forte que la mienne», dit-il pour expliquer son geste.



«Le plus grand danger, ce sont les poches de méthane qui peuvent les happer. Personne ne peut les secourir», raconte le photographe.


"Les enfants ont le ventre ballonné, carencés en tout sauf en sourires, bouffant ce qui leur tombe sous la main, le contenu d'un sachet de thé, des arêtes de poisson, pour ne plus ressentir la faim. Les enfants rapportent 1 $ par jour et travaillent dans la décharge dès qu'ils savent marcher».





"Flaubert disait que l'on voyage pour vérifier ses rêves ... Durant ce long périple à travers la planète, durant ce voyage au plus profond de la condition humaine, je n'ai pu y vérifier que des cauchemars."




"Les recycleurs de Dakar se sont organisés pour créer une petite école d'alphabétisation. Aujourd'hui, grâce à l'aide de quelques associations, les briques ont remplacé le plastique, l'école abrite un dispensaire où l'on peut se faire soigner. Plus loin, on a construit une petite mosquée au pied de la décharge. Elle est fait de bidons d'huile ou de peinture. En guise de minaret, un haut-parleur au bout d'une branche."



«Il faut montrer le Darfour, Katmandou, l'Irak. Mon arme à moi, c'est mon appareil photo. Nous vivons sur une planète complètement schizophrène. Les trois quarts de la population planétaire crèvent de faim et l'autre quart est au régime! Moi, je suis un caillou dans la chaussure. Ça n'empêche personne de marcher, mais ça gêne.»




"Les agences de presse ne sont plus intéressées par les photographies engagées ou militantes préférant celles des"people" qui rapportent." déclarait Paul-Antoine Pichard d'un ton remonté.
Cette exposition sera complétée vendredi 12 février à 19h à la Bibliothèque de l’Horloge par une vente-dédicace de son livre, "Mines d’ordures" préfacé par le comédien Bernard Giraudeau et postfacé par Dominique Lefèbvre, maire de Cergy.
L’artiste propose également une rencontre débat le mardi 16 février à l’Auditorium du Carreau de Cergy autour du projet "Poussières de vie".
Ce projet soutenu par la ville de Cergy épaulera en résidence hors les murs, cet artiste qui sillonnera le monde pendant trois ans et s’attachera à témoigner de la misère sociale des enfants et des adolescents dans le monde.
Pour en savoir plus, cliquez ICI
Pour découvrir Paul-Antoine Pichard, son site officiel

Cet artiste revient au Carreau de Cergy pour un deuxième accrochage de ses photos prises un peu partout dans le monde où les décharges sont un lieu de survie pour une population dans la plus grande pauvreté.

«Artiste engagé», c'est ainsi que Paul-Antoine Pichard se définit. Il se dévoue à une mission photographique laissant deviner des odeurs fauves, d'inhumaines injustices campées sur un monticule de déchets. «Je suis né du bon côté de la planète. J'ai une sensibilité bouddhiste mêlée d'une culpabilité chrétienne. Et toute cette horreur donne un sens à ma vie. J'ai trouvé là une souffrance plus forte que la mienne», dit-il pour expliquer son geste.



«Le plus grand danger, ce sont les poches de méthane qui peuvent les happer. Personne ne peut les secourir», raconte le photographe.


"Les enfants ont le ventre ballonné, carencés en tout sauf en sourires, bouffant ce qui leur tombe sous la main, le contenu d'un sachet de thé, des arêtes de poisson, pour ne plus ressentir la faim. Les enfants rapportent 1 $ par jour et travaillent dans la décharge dès qu'ils savent marcher».





"Flaubert disait que l'on voyage pour vérifier ses rêves ... Durant ce long périple à travers la planète, durant ce voyage au plus profond de la condition humaine, je n'ai pu y vérifier que des cauchemars."




"Les recycleurs de Dakar se sont organisés pour créer une petite école d'alphabétisation. Aujourd'hui, grâce à l'aide de quelques associations, les briques ont remplacé le plastique, l'école abrite un dispensaire où l'on peut se faire soigner. Plus loin, on a construit une petite mosquée au pied de la décharge. Elle est fait de bidons d'huile ou de peinture. En guise de minaret, un haut-parleur au bout d'une branche."



«Il faut montrer le Darfour, Katmandou, l'Irak. Mon arme à moi, c'est mon appareil photo. Nous vivons sur une planète complètement schizophrène. Les trois quarts de la population planétaire crèvent de faim et l'autre quart est au régime! Moi, je suis un caillou dans la chaussure. Ça n'empêche personne de marcher, mais ça gêne.»




"Les agences de presse ne sont plus intéressées par les photographies engagées ou militantes préférant celles des"people" qui rapportent." déclarait Paul-Antoine Pichard d'un ton remonté.
Cette exposition sera complétée vendredi 12 février à 19h à la Bibliothèque de l’Horloge par une vente-dédicace de son livre, "Mines d’ordures" préfacé par le comédien Bernard Giraudeau et postfacé par Dominique Lefèbvre, maire de Cergy.
L’artiste propose également une rencontre débat le mardi 16 février à l’Auditorium du Carreau de Cergy autour du projet "Poussières de vie".
Ce projet soutenu par la ville de Cergy épaulera en résidence hors les murs, cet artiste qui sillonnera le monde pendant trois ans et s’attachera à témoigner de la misère sociale des enfants et des adolescents dans le monde.
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Pour découvrir Paul-Antoine Pichard, son site officiel
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