... où je raconte ma rencontre avec le dessin centré.
Dans une période un peu trouble, je réfléchissais sur quoi canaliser mes pensées, les faire taire quelques instants, soufler un peu. Et puis un jour, je cherchais je ne sais plus quoi sur le net
sans aucun rapport. Un mandala à colorier m'est apparu devant mes yeux ébahis. Mince alors, je n'avais pas penser à ça. Immédiatement, le coup de foudre m'électrise. C'est exactement ce dont j'ai
besoin, une envie irrésistible de le mettre en couleur. Imprimante, feutres, un moment calme. Hors du temps et des soucis, pendant des heures je me suis appliquée à la tâche. La nuit suivante a été
libératrice m'enlevant une partie du carquant lourd à porter.
C'est décidé, je continue l'aventure curieuse de voir où ils me mèneront. De recherches en découvertes, de fil en aiguille, je participe à un atelier "découverte" du mandala animé par une personne
du réseau de Marie Pré.
Voici donc mon tout premier mandala officiel que j'ai peint à cette occasion. Librement créé sur du coton avec de la peinture acrylique. Il fait environ 40 sur 40.
Nous étions neuf en tout. Lors de l'accrochage des oeuvres, une des participantes a flashé pour le mien que je lui ai offert sans hésiter et avec un très grand plaisir.
Le voici en photo beaucoup moins
vibrant éclatant que l'original. Le flash écrase les couleurs.
J'ai découvert les mandalas avec bonheur et humilité. En espérant trouver un moyen de me recentrer, je suis comblée. Des couleurs, des mandalas, des musiques, un havre de paix
harmonique au bout d'mon canapé.
.... to be continued (à suivre)
C'est sympa de nous faire connaître ce stage. J'avoue être très attirée par les stages de mandala mais il n'y en a pas par chez moi.
Amicalement, Maous
Un souvenir d'une journée très spéciale, ça se partage comme une histoire au coin du feu.
Merci et très beau week-end!
c'est toujours un grand plaisir que d'avoir tes visites. Merci de ta gentillesse ça me motive à continuer.
Beau week end aussi et mange pas trop de bonbons ...
Bonjour lilibeth,
Tombons nous par hasard sur quelque chose qui, avec du recul, s’avérera comme une logique évidente dans notre recherche sur soi.
Comme tu le dis, tu as ressenti un coup de foudre lorsque ce mandala t’es apparu sous tes yeux, une véritable révélation.
Pour ma part, quand j’étais aux Beaux-arts à Dijon, et que je travaillais sur le mandala, le hasard a fait que je rencontra une amie qui me fit prendre conscience que les mandalas peuvent être ressentis en 3 dimensions grâce à la danse.
A travers le corps, avec son centre et son prolongement dans l’espace, on arrive à « vivre » le mandala que nous sommes. A partir de ce moment, je perçu le mandala sous une autre dimension (dans tous les sens du termes !!!), à travers mon corps dans l’espace.
C’est également un exercice très intéressant de voir si les représentations en 2 dimensions, comme les symboles, n’ont pas leur semblable en volume…
Beau week-end
Gil
http://www.danselibre.net/
http://www.danse-libre-malkovsky.com/recherche.htm
Voilà qui me donne matière à réflexion ... je dirai d'abord que c'est une question de vocabulaire choisi avec soin pour être à la portée de tous.
Effectivement je pourrai parler de synchronicité d'évènements. Je pourrais aussi dire qu'au delà d'une révélation c'est comme un retour à la source. Tu as bien compris ce que je suggérai.
Au fur et à mesure que le chemin se déroule, on récupère la connaissance perdue et ainsi la révélation de ce que l'on est. Alors oui c'est d'une logique absolue même si on ne comprend pas toujours le sens subtile (utile).
La perception en plusieurs dimensions peut être surprenante surtout quand d'autres ne sont pas réceptifs. Beaucoup de dyslexiques (peut être la majorité mais se taisent) perçoivent en multiples dimensions, ce qui peut faire des architectes de talent pour peu qu'on comprenne leur différence cognitive.
C'est un peu délicat à expliquer ici ... C'est aussi dans cette optique que le nom de mon blog m'est apparu comme une autre évidence : mandala et attrape rêve. Leur conception est une variante originelle que je peux dissocier. Autant de combinaisons dimensionnelles possibles ... Tous les deux m'ont été enseignés par la voie 'synchronique'.
Une petite question sur ton travail sur le mandala : comment le vécu du mandala de ton êtrechange-t'il ta perception sur ton quotidien, ta vie en général ou la relation à l'autre. Y a t'il un avant et un après?
Je te remercie pour ces liens que je vais aller consulter avec beaucoup d'intérêt.
Merci de ton passage très enrichissant.
A bientôt
Bonjour Lilibeth,
A travers la danse, j'ai compris l'importance de la notion de centre et de périphérie, si cher aux mandalas.
Dans les mouvements, dans les déplacements dans l'espace, tout part du centre ou est lié au centre. On s'en éloigne pour en revenir, comme une respiration.
On "travaillait" à partir de situations que l'on peut retrouver dans la vie de tous les jours comme porter un vase lourd ou précieux: on ne le soulève pas à bout de bras mais, tout entier avec son corps (et son centre), ou faire la roue en mouvement (sentir le moyeu de la roue qui propage sa force à la périphérie du corps, pour avancer). Il y avait énormément d'autres mouvements inspirés de l'arbre, la mer, le vent, la spirale, le mouvements des animaux, ainsi que beaucoup de danses à deux pour échanger, donner et recevoir, mais que je ne peux pas expliquer dans ce commentaire, car ça serai trop long.
Pour ce qui est de la vie de tous les jours, en dehors des séances, c'est une autre affaire: quoiqu'on fasse, on est souvent pris par le rythme du travail, des enfants, du mouvement urbain, des autres qui nous influence et nous entraîne, mais bon, je m'en sort bien, en sachant pertinemment qu'il ne faut pas se "perdre" dans tout cela, relativiser, prendre du recul, et ne pas être dans l'excès de toutes choses. Il faut apprendre à se poser, à apprécier ce que l'on fait au moment ou on le fait.
J'aime beaucoup cette métaphore qui dit que plus on est dans l'excès, dans l'éloignement de soi, de l'essentiel, plus on se rapproche de la périphérie du cercle, et donc, plus on s'éloigne du centre, notre moteur.
J'aime cette représentation simple de la Vie comme ce cercle avec son point central; le plus simple des mandalas, mais le plus juste.
belle journée
Gil
PS: Si tu souhaites échanger plus longuement, voici mon adresse mail: fevregil@orange.fr
sinon, rendez-vous dans nos articles respectifs.
"J'aime cette représentation simple de la Vie comme ce cercle avec son point central le plus simple des mandalas, mais le plus juste." Cette phrase se suffit à elle-même, c'est tout simplement bien dit.
C'est aussi le symbole égyptien qui représente le soleil, source de vie, qui est présent dans mon tableau "message". La simplicité est le plus court chemin vers l'essentiel, je suis tout à fait d'accord. Nous avons souvent une furieuse tendance à compliquer les choses.
J'ai lu avec beaucoup de curiosité ton expérience et c'est vrai que ça rajoute une dimension difficilement expliquable, ça doit être sympa à vivre en tout cas.
Vivre le temps présent, apprécier le moment est un état de vie que j'expérimente depuis quelques temps pour ne pas perdre pied. Tes commentaires sont bienvenus car il m'aident à réflexion justement. J'ai une tendance un peu 'cancre' sur les bords que je tente de corriger régulièrement.
Je te remercie d'avoir pris le temps de ta réponse et j'ai bien noté ton mail.
Belle journée et à bientôt
Hello Lilibeth,
Juste un petit commentaire qui fait suite à notre discussion sur la danse:
Je suis tombé à midi sur une citation de Nietzsche que je trouve magnifique (la citation, pas Nietzsche, que je n’ai pas connu !!!hi !hi !) qui dit:
"On voit d'après la démarche de chacun s'il a trouvé sa route.
L'homme qui s'approche du but ne marche plus, il danse."
(tiré de "Ainsi parlait Zarathoustra", que je n'ai jamais lu...)
Tu dis que mes commentaires t'aident à réflexion. Je tiens à te dire que c'est réciproque; c'est toute la richesse d'un échange...
bonne après-midi
Gil
Le fameux livre culte que tout le monde connait mais que personne ne lit ... lol. J'avais trouvé une citation anonyme (encore une) un peu similaire mise en ligne dans sagesse africaine :
"Si tu peux marcher, tu peux danser. Si tu peux parler, tu peux chanter ..."
Et puis tiens, en voilà une qui résume (résonne) bien notre mandala de l'être :
"l'homme qui, en tant qu'être physique, est toujours tourné vers l'extérieur, pensant que son bonheur se trouve hors de lui, se tourne enfin vers lui-même et découvre que la source est en lui" - Kierkegaard.
Le partage, tout comme la solidarité, est une valeur humaine indispensable que d'autres tentent de faire disparaître de la surface de la terre.
Bonne journée