Attaquée depuis vendredi par un virus de saison, je perçois la vie à travers un brouillard cotonneux. Je monte une tour de défense à grand renfort d'une tonne de mouchoirs usagés. Mes yeux larmoyants coulent à l'unisson avec mon nez, je me liquéfie un peu plus à chaque éternuement. Complètement vacillante, suis devenue sourd'dingo et privée de sensations olfactives. Même ma voix s'est éclipsée en attendant des jours meilleurs. Bon, c'est pas que j'avais des trucs intéressants à dire mais quand même. Me reste quelques doigts fébriles qui attaquent le clavier d'un courage mou et s'épuisent dans l'azerty.
Ah et puis dans tout ça, manquerait plus que j'ai des visions fantômatiques qui m'indiqueraient une fièvre délirante.
(Photo : chemin de
Halage - Eragny sur Oise)
Résignée et vaincue, je suis obligée de m'arrêter de bosser et j'espère pas trop longtemps sinon ce sont mes finances qui vont éternuer et le banquier va délirer. En attendant, mon doc me dira quoi cet aprèm et baptisera d'un nom savant ma nouvelle compagne qui me colle au corps.
LARYNGITE ! je crie couine ton nom, aïe, ouille !!
Vos traces