convention internationale des droits de l'enfant

Publié le par Lilibeth

Le 20 novembre 1989, à travers l'ONU, le monde consacrait les droits de l'enfant dans une Convention Internationale. Cette convention comporte 54 articles et un préambule que je mets en lien ICI

J'ai l'immense joie d'avoir un fils dyslexique, un vrai de vrai. Grâce à cette différence, j'ai appris beaucoup sur le mécanisme du cerveau. Je ne connaissais rien dans cette différence neurologique, il est le premier exemplaire familiale. Je me suis documentée et formée, j'ai cherché des méthodes pour l'aider et des professionnels motivés.

Je me suis vite rendue à l'évidence que la bataille dans laquelle j'entrais était inégale. Montée sur rossinante, j'ai combattu des moulins à vent. Et je peux vous assurer que ça brasse de l'air. Je me suis faite laminée par le rouleau compresseur d'un système éducatif, tout mamouth confondu.

Ce n'est qu'après une menace ultime que j'ai rendu les armes, mon enfant risquait de ne plus trouver d'établissement scolaire à des km à la ronde. Forcément ça calme même les esprits les plus engagés ...

J'ai fermé le livre de cette histoire en baissant la tête pour rentrer dans les rangs. Il me reste 2 traces visuelles de ce chapitre : les affiches que j'ai composées à cette époque.

L'article 28
de cette convention qui souligne le droit et l'égalité à l'école - bafoué !! sur toutes les lignes de l'article et par tous les moyens de pressions psychologiques ...




L'article 16 sur son honneur, sa famille, sa différence - bafoué !! par vexations répétées et publiques sur ses difficultés scolaires allant jusqu'à m'accuser de mauvais traitements et/ou de pédophilie ....


Si l'enfant ne suit pas à l'école c'est forcément la faute des parents et surtout de la mère. Jamais de remise en cause d'une pédagogie inadaptée depuis des lustres. Aucune écoute mais beaucoup de jugements non fondés.
Je souhaite beaucoup de courage aux enfants dys et leur famille pour surmonter les moqueries et autres condamnations sans appel ...

Fin définitive de ce chapitre injuste, le livre est clos.



J'en reviens aux droits de l'enfant où l'on discute en hauts lieux sur l'interdiction de la fessée. Il serait question que cette loi soit sanctionnée par le Code civil et non le Code pénal, que les parents n'iraient donc pas en prison.

MAIS

La retenue judiciaire, qui n'est autre qu'un nom d'enfant pour une garde à vue, est désormais possible à partir de 10 ans, c'est-à-dire à partir du CM2.

ET QUE

la détention provisoire peut être subie à partir de 13 ans dans des conditions jugées inhumaines et dégradantes mais, il est vrai, dans des quartiers spécifiques de ces prisons insalubres.

Les combats menés et dérives appliquées risquent d'être multipliés, restons vigilants pour nos enfants.

Publié dans carnet de notes

Commenter cet article